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13 May 2005

Disparition de la guitare sur le White Stripes 2005 ?

Publié par Arbo  - Catégories :  #White Stripes

Vérités, balivernes ou simples rumeurs ? voici l'article de Pierre Siankowski des Inrocks concernant le 5ème album des White Stripes (+ d'infos ici : tournée française au Zénith par ex.) , attendu comme le Messie et intitulé “Ranges-toi à mes côtés, Satan”...
En attendant (impatiemment), faites-vous votre idée !

Sur la courte page d’info que les White Stripes ont envoyée de Détroit, à quelques jours de la sortie de leur 5ème album, Get Behind Me Satan, on surligne immédiatement en rouge une phrase :  “Seuls trois morceaux du disque sont basés sur l’utilisation de la guitare électrique.”De quoi vous bouleverser tout votre univers, cette histoire : plus, ou plutôt presque plus de guitare électrique chez les White Stripes ! L’écoute du disque, forcément attentive, évidemment religieuse, confirme l’information, toute l’information. Du premier titre Blue Orchid (premier single attendu en bac le 30 mai jusqu’au tout dernier, I’m Lonely, on entend du piano, des marimbas, du banjo, de la guitare, oui, mais acoustique, et des maracas aussi. Et pour l’histoire de la guitare électrique, tout est vrai : la vieille copine que les White Stripes avait fichue au tout premier plan depuis toujours a presque été rangée au clou, mise en quarantaine.

Trois morceaux avec de gros riffs, et puis un ou deux où elle vient faire de petites apparitions : des sortes de boucles discrètes, lointaines et dispensables, placées en retrait. Pour les neufs autres morceaux – sur les treize qui composent le disque –, c’est le piano qui tient la vedette, joué par Jack White, aux côtés d’une Meg qui tape toujours aussi fort. C’est un piano maltraité, rudoyé, laminé, qui sonne souvent Sun – le disque a d’ailleurs été mixé à Memphis, ville des fameux studios –, ce qui nous fait penser que Jack et Meg White pourraient désormais choisir de s’appeler Jerry, Lee et Lewis White. Si le piano a supplanté la guitare électrique, les White Stripes n’en sont pas moins rock pour autant : ceux qui avaient enfilé les moule-paquets de cuir, ressorti leur T-shirt Led Zeppelin et laissé pousser leur crinière après Elephant trouveront du bonheur dans ce cinquième album. Si Get Behind Me Satan est un vrai disque de contre-pied, comme peu de groupes de cette envergure ont aujourd’hui le courage d’en faire, celui-ci poursuit la recherche dans le temps d’une certaine modernité auquel le groupe est attaché – rassurez-vous, Jack et Meg jouent et enregistrent toujours sur de vieux rogatons, ça s’entend.

Si certains titres un demi-poil embourgoisés de Get Behind Me Satan peuvent évoquer le Lou Reed de Berlin, le Bowie de Ziggy Stardust, voire le Lennon du Plastic Ono Band, d’autres, colériques et géniaux, laissent fortement penser qu’en concert Jack White pourrait bien décider, à un moment, de mettre le feu à l’intérieur de son nouvel instrument encore plus riche en cordes.
Il serait encouragé par Meg qui frapperait très fort sur ses fûts, avec un petit air coquin et amusé, devant des spectateurs l’air compactés dans un saloon, hurlant soit de trouille, soit de bonheur.
Car il y a quelque chose, et son titre le confirme, de diabolique dans ce Get Behind Me Satan. On entend soudain des vitres se briser au milieu d’un morceau, on perçoit par endroits des débuts de rites vaudous inquiétants, et on se demande même parfois si Jack White n’a pas une troisième main qui lui pousse quelque part ou si des instruments ne jouent pas tout seuls, tellement on en entend en même temps. Terriblement curieux, Get Behind Me Satan est aussi un disque qui bouscule les certitudes.

L’une des rares choses que l’on sait sur cet album, et dont on est absolument sûr, c’est que l’ordre définitif des chansons a été fixé comme suit :
Blue Orchid ; The Nurse ; My Doorbell (deuxième single à venir) ; Forever for Her ; Little Ghost ; The Denial Twist ; White Moon ; Instinct Blues ; Passive Manipulation (chantée par Meg, et la plus courte – 37 secondes – jamais écrite par le groupe) ; Take, Take, Take ; As Ugly as I Seem ; Red Rain ; et enfin I’m Lonely (qui conclut le disque avec Jack White seul au piano – inquiétant pour l’avenir ?).

L’autre chose que l’on sait, c’est que la sortie (mondiaaaale) du disque est fixée au 6 juin. Mais d’ici là, les White Stripes ont du pain sur la planche : du blanc, du noir, du rouge. Ils doivent d’abord, et selon une rumeur folle, ré-enregistrer l’intégralité de Get Behind Me Satan en une seule prise, chez eux, à Detroit (pour une version vinyle exclusive de l’album jouée live, qui sortira parallèlement à la version CD). Jack et Meg doivent ensuite finir le clip de leur premier single Blue Orchid, mis au point par le fantastique Michel Gondry, l’un de leurs clippeurs attitrés,déjà à l’œuvre sur Fell in Love with a Girl et The Hardest Button to Button. Et ils doivent enfin commencer et achever une conséquente tournée sud-américaine, qui les mènera notamment au Mexique, au Brésil, au Chili, en Colombie, en Argentine, et à nouveau au Brésil. Un vrai programme de dingues, mais un programme terriblement excitant. Aussi excitant que ce Get Behind Me Satan, que l’on est aujourd’hui en droit de vous décrire, sans que l’on se trompe énormément, comme encore plus impressionnant que ne l’était Elephant.

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