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10 Dec 2007

10/12/07 Jour où Led Zeppelin a repris son envol...

Publié par Arbordelais  - Catégories :  #Breves de Rock

Led Zep à Londres le 10/12/07 - Photo by nme.com
Concert réunion des sexagénaires de Led Zeppelin avec le fiston de John Bonham (Jason 41 ans) à la batterie devant 20000 personnes en transe et quelques caméras (dvd et tournée mondiale à suivre), the song remains the same, because Rock&Roll will never die...
 Arena O2 Londres
Led Zep à Londres le 10/12/07 - Photo by nme.com
Playlist : 01. Good Times, Bad Times 02. Ramble On 03. Black Dog 04. In My Time Of Dying 05. For Your Life 06. Trampled Under Foot 07. Nobody's Fault But Mine 08. No Quarter 09. Since I've Been Loving You 10. Dazed and Confused 11. Stairway To Heaven 12. The Song Remains the Same 13. Misty Mountain Hop 14. Kashmir 15. Whole Lotta Love 16. Rock and Roll

Début du concert en vidéo : mini film projeté puis  "Good Times, Bad Times"

Dom Kiris (OuîFm) a eu l'immense chance d'assister à la réunion de Led Zeppelin à L'Arena 02 de Londres. Compte-rendu.
"Quand la pression monte... 19h30, je m'installe. J'ai une place juste en face de la scène. Premier niveau, séparé par la fosse. A ma gauche une délégation japonaise, tous bien regroupés, ne bougeant pas d'un sourcil. A ma droite, une assemblée de quinquas en costard cravate, dénouée la cravate. Ils ont fait une escale par les nombreuses buvettes qui entourent la salle de l'Arena 02, vaste comme un Bercy. Je m'installe au son de I Got Woman de Ray Charles par Bill Wyman And The Rythm'n'King. Du bon rythm'n'blues pour chauffer la salle. Le son résonne un peu mais la salle n'est pas pleine.
On est quasiment 1h30 avant le clou de la soirée. Is a great life, This life of Music, Ahmet Ertegun 1923-2006. Paolo Nutini le dernier artiste signé par le maître du Rythm'n'blues et de la Soul, vient chanter deux titres avec Bill et ses amis. Ensuite c’est Maggie Bell, à la voix de soul sister des 70's, est un peu datée au niveau lifting, mais la présence de la lionne est indéniable. Bill Wyman, le bassiste retraité des Stones continue de présenter ses copains de chambrée. Albert Lee, cheveux blancs, déboule sur le devant de la scène avec son picking de guitare rock'n'roll.
Je vois descendre Philippe Manœuvre dans la rangée à coté de moi. Pas le temps de le saluer, il est déjà descendu dix rangées plus bas pour rejoindre un panel de rock critiques. On patiente tranquillement au son de Alright Now interprété par la voix originale de Free, Paul Rodgers. Pas mal comme musique d'attente ! Ca tape dans les mains. Devant, la foule est déjà bien compacte. La fête est commencée. Les tubes, made in Atlantic Records, défilent pour le grand bonheur d'un public de connaisseurs.
Cette place, il a fallu aller la chercher à coup de connexions internet multipliées ou de connaisseurs bien introduits. 25 millions de fans ont tenté leur chance pour moins de 20000 places. Ceux qui ont le bracelet magique inviolable, ont les mines réjouies des conquérants. Ils ont déjà gagné la partie. L'ambiance est bon enfant, la mayonnaise est en train de monter lentement, mais sûrement.
La re-formation du grand dirigeable est pour dans quelques petits quarts d'heure, mais avant ça, on a droit à la re-formation de Foreigner avec Mick Jones et un rock FM ressuscité des années 80. Nappes de synthé dégoulinantes sur mid-tempo. Là aussi des tubes qui mettent les bras en l'air mais je ne saurais leur donner un titre. J'ai raté des épisodes de RFM. I Want To Show Me chante ma voisine venue de New-York. Les Japonais restent de marbre. Thank You For Singing Everybody! Et puis Bing les lumières se rallument ! L’entracte ? Je crois qu'on va passer aux choses sérieuses. Le ventre fait des gouzis-gouzis. Les mains se font moites. Il est temps d'aller boire une dernière bière avant l'événement. Après plus question d'en perdre une miette. Led Zeppelin bordel ! Led Zeppelin ! Dans une poignée de minute, en pleine poire, juste en face de moi.
Tiens, Juliette Lewis mange un hot-dog, pas maquillée, bien sauvageonne la gloutonne. Les Anglais ont le sens de la fête. Ici pas d'hommes sandwiches mais de bonnes buvettes qui se baladent avec des glacières portatives sur le dos, des gobelets à la ceinture et hop que je te fais mousser une petite pression. Il est 20h30, combien de verres devraient-on encore attendre avant le premier coup de semonce de Led Zeppelin depuis 27 ans!
Sur l'écran géant apparaîssent toutes les figures de légende du label Atlantic. Clapton, Keith Richards, Mick Jagger, Ray Charles, Robert Plant, Jimmy Page. Excusez du peu ! Crosby Still Nash and Young, Iron Butterfly, Derek and the Dominos, Bee Gees. J'ai fait la queue pendant plus d'une demi-heure au merchandising pour acheter le t-shirt anniversaire Atlantic.
Un souvenir marqué de l'étiquette rouge des Vinyles 33 tours. Pas un disque à jeter. Applaudissements fournis à la fin du film de présentation. Des accords de guitare déchirent tout d'un coup la quiétude de la salle. Gibson Les Paul Standard 59 ? Les Marshall chauffent sur scène. Pas des murs d'amplis, mais juste un fond de scène bien fourni. On ne voit pas de décorum extravagant à la Rolling Stones, juste une scène encadrée de gros spots de lumières. Les regards se croisent comme des connivences. On va se régaler, laissent dire les clins d'œil. On lève son verre. Un concert ça se partage.
Mes voisins feuillettent le programme grand luxe avec papier glacé et CD à l'intérieur. Belle ouvrage à ranger dans la bibliothèque aux souvenirs. Un jeune qui vient de New-York lance qu'il veut bien mourir avec son bracelet rouge ! Plus question de l'enlever. Et ça n'est même pas commencé. D'ailleurs, par quoi va commencer le show ? Les paris sont ouverts. Il y a un avant et il y aura un après. Ceux qui y étaient, et ceux qui auraient tellement voulu y être.
Led Zeppelin...live ! 20000 personnes, fébriles, moyenne d'age 40 ans voir plus, pour assister au concert hommage à Ahmet Ertegun le patron du label Atlantic. Il est le grand découvreur de talent dans la soul et le rythm'n'blues des 60's jusqu'à aujourd'hui. Mais tout le monde n'a qu'une seule chose en tête, la re-formation de son plus beau joyau, Led Zeppelin.
Un concert unique de deux heures. Un vrai show, pas comme les apparitions au Live Aid en 88 à peine répétées. Non, là cette fois Jimmy Page a promis de revisiter le répertoire du dirigeable avec toute la ferveur nécessaire. Et on assiste à un concert à la hauteur de l'événement. Un groupe intact qui sonne exactement comme on a pu se l'imaginer avec un son extraordinaire.
Une télévision s'allume en fond de scène avec un reportage sur Led Zeppelin et puis tout d'un coup résonnent les accords de Good Times, Bad Times du premier album paru en 69. Le groupe est filmé en noir et blanc comme des images d'archives. Et ils sont là, en vrais! Le temps de quelques réglages de son et on est parti pour un voyage de deux heures dans le temps. Un temps lointain où la musique était reine. Avec des musiciens qui jouent comme des diables. C'est une féerie d'images et d'effets spéciaux, sans esbroufe, avec l'écran en fond de scène au lieu des habituelles écrans sur les cotés.
Là on regarde la scène et on les voit comme si on pouvait presque les toucher. L'effet est saisissant, c'est beau, créatif et rock'n'roll. Chapeau pour l'innovation. Un Led Zeppelin retrouvé comme à la grande époque. Intact. Un son splendide et une mise en scène époustouflante.
On a droit à 2 heures de concert d'anthologie. Avec un Jimmy Page radieux, qui a l'air de s'amuser comme quelqu'un qui attend çà depuis 27 ans. La preuve, les accords trébuchants de Black Dog mettent la foule en transe, qui reprend le refrain en chœur, c’est l’extase. La voix de Robert Plant est claire et étincelante. Pas une fausse note à l'horizon. Et derrière la rythmique déménage sévère. John Paul Jones, à la basse, passe le relais au plus jeune de la bande : Jason Bonham le digne héritier de son père, avec une frappe lourde et hallucinante. Avec lui on retrouve le son menaçant, sans concession de Led Zep.
Dur, déterminé. Quatre musiciens qui s'épatent comme au premier jour. Ca se voit sur scène, il y a de la connivence entre eux. Jason cogne, c'est un Bonham qu'on a retrouvé et le grand dirigeable redécolle. On a l'impression d'être au cœur d'une tournée parfaitement rodée, avec un répertoire pioché parmi 10 albums de légende, comme le dit Robert Plant dans l'une de ces interventions pour annoncer Dazed and Confused. Jimmy Page, le Maestro, prend son archer et nous conduit dans un trip psychédélique. On connaît son solo par cœur et il l'exécute, note pour note, comme une partition de grand classique. Surréaliste ! On reste scotchés, abasourdis devant tant de richesse et de puissance. Combien de temps a duré ce moment d'anthologie, on se saurait le dire. A peine le temps de reprendre ses esprits que les arpèges cristallins de Stairway To Heaven enveloppent l'Arena.
Là, devant nous, Page et sa double manche comme dans les images les plus obsédantes des 70's. Là aussi, on se régale de chaque note. Et Robert Plant, de conclure "We Dit It Ahmet". On l'a fait cette re-formation et c'est pour toi ! Jimmy Page garde la Gibson double manche pour envoyer le riff de The Song Remain The Same, rien à voir avec la version du film du même nom. Le son est irréel, on entend parfaitement chaque instrument, le tout restant compact et percutant. Il parait que Jimmy Page, le pointilleux du son, a fait toutes les salles de Londres avant de tomber d'accord sur l'Arena après avoir vu Elton John. C'est une salle qui rappelle le Madison Square et un Bercy plus chaleureux et mieux sonorisé.
Vous pouvez penser que je m'emporte par l'exaltation de l'événement, mais il y a des signes qui ne trompent pas, le public, qui est resté attentif, a fait un triomphe au Dirigeable après un Kashmir d’anthologie. Un empire à lui tout seul ce morceau. Avec une mise en lumière digne d'un péplum. Pour le rappel, les quatre fanfarons reviennent comme une bande de gamins qui aurait joué un sale tour. Vous en voulez encore ? Whole Lotta Love pour conclure en beauté un show classé monument historique à partir de cet instant. On est tous partis dans une autre dimension.
Les vingt mille spectateurs, debouts, crient, chantent et font des concours de Air Guitare dans les travées. Toute la salle est un amas humain pris de secousses sismiques. C'est vrai que c'est un bonheur retrouvé. Qui peut rivaliser avec Led Zeppelin après ça ? Du rock incandescent, pas de titres superflus, ni de fautes de goût. A la fin de Whole Lotta Love les lumières se rallument. Le public ne quitte pas la salle.
On sait tous qu'il manque des tas de morceaux qu'on aurait voulu entendre ce soir. Mais s’il faut en choisir encore un le der des der pour une osmose parfaite, c’est lui là : Rock'n'Roll. Magistral ! Personne, après ce concert historique de Led Zeppelin, ne regrette son parcours du combattant pour être là ce soir. Les heures de connections sur internet, les files d'attentes qu'il a fallu affronter pour avoir le privilège d'être à l'Aréna ce 10 décembre 2007. La nuit du retour du plus Grand Groupe de Rock du Monde ! Comme le proclame Philippe Manœuvre,interviewé a la sortie "il serait criminel qu'ils ne fassent pas profiter à plus de monde leur savoir. Faites le pour le Rock.
Ce soir nous n'étions que 20000..."

La set list !
- Good Times Bad Times Une télévision s'allume en fond de scène avec un reportage sur Led Zeppelin et puis tout d’un coup deux de semonces éclairs blancs et ils sont là ! Les accords de Good Times, Bad Times. Sur fond d'image, noir et blanc, comme un film d'archive. Quelques larsens s’échappent de la Gibson de Jimmy Page.
- Ramble On Fond de scène incandescent pour ce titre au tempo ralenti.
- Black Dog Bien syncopé comme s'il allait basculer, c'est lourd, la foule hurle les refrains à pleins poumons.... Ha Ha Ha, Hou, Hou Yeah !
- In My time Of Diyng Jimmy Page vient de changer de guitare, il prend une Gibson demi caisse au grain de saturation bien gras pour ce blues à la slide. Le rythme est lourd, plombé, énorme, La basse de Jones gronde. Jimmy sautille sur place! Ces musiciens sont hors du commun.
- For Your Life Robert Plant annonce le titre en évoquant l’émotion des six dernières semaines de répétitions. "Voici un titre qu’on joue pour la première fois en public". Page a pris sa Gibson black beauty, le son tranchant cisaille l’air, Plant est en voix, c’est incroyable ! Et dans le public autour de moi déjà les premiers concours de Air guitar pendant le solo de Jimmy.
- Trampled Underfoot Robert Plant nous parle de Robert Johnson qui a composé en 1935 Terraplane Blues "voici la version de Led Zeppelin" dit-il comme une confession aux emprunts aux pionniers. John Paul Jones est à l'orgue, cheveux courts, l'air serein, la classe ! Jason martèle le rythme. C’est un vrai Bonham qu'on a retrouvé
- Nobody’s Fault But Mine Plant cite Blind Willy Johnson. Encore un hommage rendu à leur maître du blues – Intro guitare-voix qui se répondent, se confondent.. Robert Plant a sorti son harmonica.
- No Quarter Ces gars ont soixante balais et sont remontés comme à vingt ans! Les solos de Jimmy Page sont plus puissants que jamais. C'est carré, sale, efficace, ça cogne dur ! C'est du rock sérieux.
-Since Have Been Loving You John Paul est au piano. On a l’impression d’être au Coeur d’une tournée de la grande époque. Il nous joue une set liste de dingue !
- Dazed and Confused Robert plant parle de toutes les chansons composées dont celle-ci sur le premier album. La basse ronflante et rampante de John Paul Jones s’exécute. Jimmy page prend son archer, on décolle, on connaît chaque note de ses solos par cœur. Comme une partition de musique classique. Le public est scotché !
- Stairway To Heaven Jimmy pend sa guitare double manche ! John paul jones double les notes au piano. Un moment tellement attendu par tous. Et c’est maintenant ! Le public est abasourdi. A la fin du morceau, Plant conclu sous les hourras "Hey Ahmet, we did it!". La reformation c’est pour toi !
- The Song Remain The Same Jimmy Page garde la double manche, Jason Bonham s’envole plus spectaculaire que jamais! Le fond de scène est un vaste délire psychédélique.
- Misty Mountain Hop Ca bataille dur pour le KO final avec ce titre du Led ZepIV.
- Kashmir Enorme grandiose joué sans concession. Le public est debout ! 5 minutes de standing ovation avant le rappel.
- Whole Lotta Love Toute la puissance du Zeppelin comme on l’a toujours fantasmé. La salle explose ! 10 minutes de standing ovation.
- Rock’n’Roll Phénoménal! Que dire de plus. Je me demande si je n’ai pas rêvé."
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